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29 2017




 
 
 







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Biographie de Fadhla Dziria

Description

Fadhla Dziria (1917-1970) - Grande cantatrice.

Ne le 25 juin 1917 Djenan Bet El Mel du ct de Notre Dame d'Afrique, Alger, dans une famille conservatrice, Fadhla Dziria, de son vrai nom Fadhla Madani, est l'une des figures les plus marquantes de la chanson traditionnelle citadine dite Hawzi.
Son pre s'appelait Mehdi Ben Abderrahmane et sa mre Fettouma Khelfaoui.Sa seule sour de pre et de mre, Goucem, fut musicienne en son temps tandis que les deux autres sours et un frre, Amar, ont la mme mre seulement.
Des son plus jeune ge, elle s'adonna la chanson, en imitant la grande cheikha Yamna Bent El Hadj El Mehdi, au sommet de sa carrire et en assistant toutes les ftes qu'elle animait et reprendra un peu plus tard, son compte, les mlodies de la diva du hawzi.

Elle fut dcouverte par une mission de Radio Alger Men koul Fen chwai de M. E. Hachelafet Djilali Haddad qui lui composrent un grand nombre de chansons sur le modle classique et hawzi.
Quarante ans plus tard, une partie de son rpertoire est prsume du domaine public comme Ana Toueiri. Mustapha Kechkoul, discothcaire de Radio Alger, se chargea de son initiation la musique classique, initiation qui s'avra laborieuse car elle tait analphabte; il fallait lui souffler les paroles pendant les enregistrements.

Soutien majeur de sa famille sur le plan matriel, Fadhla s'tait marie une seule fois, en 1930, l'ge de 13 ans, avec un chmeur qui en avait trente. De cette union naquit une fille qui ne vcut pas. Sa msentente avec son mari, qui dcda quelque temps aprs, la poussa a faire une fugue et Fadhla se retrouva, en 1935 a Paris, chantant dans les quartiers forte concentration d'migrs et plus particulirement au cabaret El Djazar. Elle chantera du Asri (moderne), rencontrera Abdelhamid Ababsa qui lui apprit plusieurs mlodies en vogue l'poque et lorsque sa mre la fit revenir, elle restera chanteuse tant sa voix plaisait au public.

Elle fut engage pendant les soires de Ramadhan au Caf des Sports gr par Hadj Mahfoud et situ la rue Bruce, dans la basse Casbah. Une troupe de thtre et de varit la prit en charge par la suite. Elle travaillera avec le directeur de la troupe qui lui conseilla de changer de genre. Mustapha Skandrani et Mustapha Kechkoul, bien introduits dans le cercle musical algrois vont beaucoup l'influencer et elle a fini par adopter l'Algrois en entrant dans le groupe de Mriem Fekka qui animait les soires de ftes du tout Alger. Pour son premier enregistrement professionnel, elle reprend une chanson que tous les Algrois connaissaient bien dj Rachiq el Qalb, un morceau genre Nqleb du mode Araq faisant partie de la structure musicale arabo-andalouse.

Elle s'en tait acquitte d'une faon majestueuse, toutefois. sa vraie rentre, en 1949, fut avec l'enregistrement de son premier disque chez Pacific, Mal Hbibi Malou (paroles de Kechkoul et musique de Skandrani), qui obtint un grand succs commercial. Mahieddine Bachetarzi l'engagea alors pour animer la partie concert de ses tournes. Elle participa aussi en tant que comdienne aux pices qu'il prsentait travers toute l'Algrie et notamment dans Ma Yenfa ghir Essah, Dawlette Enissa, Othmane en Chine et Mouni Radjel (1949).

Cette carrire de comdiennes si elle n'a pas t longue elle lui valut de vaincre le trac du public et surtout de travailler aux cotes d'artistes consacres comme Ksentini. Touri, Bachdjarrah, Keltoum et bien d'autres. Quittant les planches, elle revient la chanson, sa vritable passion et ce retour lui valut au moins trois grands succs: Malou hibi bien sur mais aussi Ena Toueiri... (paroles de M. E. Hachelafet musique de Djilali Haddad) et Houni Kanou (Ils taient la), un zendali excut sur un rythme typiquement fminin de l'Algrois.

Femme gnreuse, pleine de bont, on la retrouve en 1954 l'Opra de Paris ou elle s'est produite dans le gala organise au profit des sinistres d'El Asnam aux cts de la clbre comdienne Keltoum et d'Aouichette, chanteuse bien connue dans le milieu artistique de l'poque. En 1955, elle participe des missions classiques la tlvision algrienne naissante.

Sa vie artistique ne l'empchera pas de participer avec sa sour Goucem la guerre de libration: elle tait charge de la collecte des fonds et, cause de cela fut emprisonne Serkadji.

A sa sortie de prison, elle forme son propre ensemble musical avec sa sour Goucem la derbouka, Reinette Daoud, dite l'Oranaise, au violon, et sa nice Assia au piano et a l'orgue Aprs l'indpendance, elle reprend sa participation la radio et la tlvision.

Sensible, perspicace, Fadhla Dziria tait majestueuse sur scne. Son langage recherch, serein et calme, son lgance et sa manire de porter le Kaftan, le Karakou avec Sroual dor coiff d'un Khit Erroh ou Zrir, faisait d'elle l'expression vivante de toute une culture, de toute une tradition jalousement conserve.Elle incarnait aussi le ct classique de la musique algrienne et, ce titre, elle fut connue partout comme la plus grande cantatrice algrienne.

Son caractre affable et son sourire lui ont permis de vivre dans le milieu artistique avec la considration et la sympathie de tous. Elle mourut en son domicile de la rue Hocine Asselah, prs de la Grande Poste Alger le samedi 6 octobre 1970 et fut enterre au cimetire d'El Kettar


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